6. Stratégie La stratégie, de type incubateur, retenue comme clef de voûte du système d’insertion proposé par le Projet, se traduit concrètement, par les éléments suivants : 1. Une sélection rigoureuse des porteurs de projets candidats à un appui/accompagnement dans leurs parcours de création d’entreprises, sur la base de leurs capacités et motivations, sans aucune interférence personnelle, sociale ou autre ; 2. Mise en situation combinée de formation ultime et de production dans une unité de production accueillante ; 3. La démarche pédagogique proposée pour la phase d’incubation repose sur : i. Formation technique d’initiation à l’activité ; ii. Formation en gestion et création d’entreprise selon un principe de combinaison des modules de formation technique et de gestion (exemple : modules Germe Approvisionnement et Gestion des stocks juste avant la phase de mise en situation de production et d’achat de matières d’œuvre), avec élaboration de son Plan d’affaire et de son programme d’action. iii. Acquisition de compétences connexes, relatives à la filière : sécurité, soin, vaccination, droit, fiscalité, etc ; 4. Opportunité donnée aux intéressés de choisir le type d’entreprise le plus approprié 5. Financement i. Financement personnel (dont le principe est confirmé par les études d’impact de la formation Cree); ii. Appui financier fourni par une structure extérieure, banque ou IMF, par le biais d’un crédit, d’une garantie bancaire, d’aune caution solidaire ou autre. 7. Exécution, suivi-évaluation et pérennisation a) Coordination du Programme La coordination du Programme sera assurée par le CNPM, avec une assistance du BSR OIT Dakar. Elle est dotée d’une cellule de gestion légère comprenant un expert national chargé de la coordination des activités et une équipe administrative réduite constituée d’un assistant administratif et d’un chauffeur/coursier. b) Personnes ressources locales et externes Il s’agit de personnes ressources qui seront identifiées dans le premier cercle partenaires techniques et financiers du Programme (partenaires impliquées dans les montages de Projet : FIFAM, CIATE, CNPM, Réseau GERME, FNAM, etc ; consultants locaux ; experts du Bureau du BIT de la région spécialistes en développement des entreprises, emploi et formation professionnelle ; experts des programmes BIT, et plus spécifiquement des Programmes BIT/Luxembourg d’appui à l’insertion des sortants de la formation professionnelle au Sénégal et au Mali). I. PRINCIPAUX RESULTATS ATTEINTS A CE JOUR 1. Résultats par rapport aux trois axes d’appui du programme : Les principaux résultats atteints par le Programme MPE-Bara ni Soro se présente comme suite pour les différents axes d’appui : a. Par rapport aux incubateurs d’entreprise Axe d’appui Régions Dans ce volet, il y a 4 réalisations avec 9 à 10 participants chacune, réparties entre : - L’aviculture avec 9 jeunes porteurs de projet à Baguinéda (dans la région de Koulikoro) ; - L’embouche modernisée (insémination et stabulation) avec 10 jeunes dont 3 femmes à Tienfala (dans la région de Koulikoro) ; - Le maraîchage avec 10 jeunes à Senseko / Keniéba (région de Kayes) ; - La transformation du manioc avec 10 jeunes dont 2 femmes à Banankoroni (région de Ségou). Ces quatre (04) incubateurs qui comptent 39 jeunes en formation en situation de production, et dont l’opérationnalité est effective, visent un objectif réalisable de 24 Micro ou Petites Entreprises (MPE) créées (contre une prévision de 24) avec une création de 77 emplois permanents (contre une prévision de 64). b. Par rapport aux stages en entreprise Dans cet axe, il y a trois (03) mises en stage d’entreprises dans les domaines suivants : - La valorisation des mets et entremets ‘Gasanu’ avec 12 jeunes femmes et filles en stage au sein du Centre Awa Keïta à Bamako, programmées pour 6 créations d’entreprises - Le conditionnement du poisson (Séchage et fumage) avec 17 jeunes dont 10 filles à Markala (dans la région de Ségou) ; - La production et la commercialisation de l’attiéké avec 10 jeunes filles et femmes de l’Association des Maliens Rapatriés de Côte d’Ivoire à Kita (dans la région de Kayes) Au total, 39 jeunes sont concernés par cet accompagnement, avec un objectif de onze (11) créations de MPE à réaliser avec 45 emplois permanents à réaliser. Au niveau de ces deux (02) premiers axes d’appui, il y a eu : - La formation technique d’initiation couplée à une phase de pratique au niveau de l’entreprise d’accueil ; - La formation / accompagnement en création d’entreprise. Les plans d’affaire sont finalisés ou en cours de finalisation avec l’appui des formateurs ‘Cree’ ou par des formateurs eux-mêmes conseillés par des maîtres formateurs. c. Par rapport aux sessions de formation Cree Axe d’appui Il y eut trois (03) sessions de formation en création d’entreprise selon la méthodologie « Créez votre entreprise ‘Cree’ » au profit de 54 jeunes porteurs sur une planification de 2 sessions avec 40 participants programmés. Ces sessions ont été conduites en appliquant les critères de l’outil ‘Cree’. Les plans d’affaire sont à la finalisation. De façon globale, les principaux résultats atteints par Bara ni Soro peuvent se synthétiser dans le tableau ci-dessous : Par rapport aux trois axes d’appui, l’on a : q 132 futurs entrepreneurs formés contre 120 jeunes à accompagner en prévision; q 63 plans d’affaire finalisés ou en finalisation contre 53 prévus; q 220 emplois permanents à créer contre une prévision de 159 ; 2. Valeur ajoutée du programme : Le succès global du Programme MPE-Bara ni Soro jusqu’à ce jour tient à l’engouement qu’il suscite au niveau des différents partenaires de par sa stratégie d’insertion novatrice à travers le processus d’incubation. Ainsi, l’incubateur d’embouche bovine a eu l’honneur de recevoir la visite de Monsieur le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Ibrahima NDIAYE, le jeudi 05 novembre 2009 à Tienfala, à 30 kilomètres de Bamako. Cela a été l’occasion pour Monsieur le Ministre d’exprimer sa satisfaction, et de constater l’effort fait par le BIT en matière d’appui à l’auto-emploi : une meilleure connaissance technique, financière et managériale de l’activité; une plus grande maturité du projet; et l’acquisition d’une meilleure attitude mentale par le futur entrepreneur, constituant du coup, les facteurs de réussite pour la création d’une entreprise viable. 3. Financement des plans d’affaire finalisés ou en cours de finalisation S’agissant des discussions avec les partenaires financiers, elles sont bien avancées avec l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ). Il s’agit de faire en sorte que l’élan actuel se maintienne durant cette phase grâce à un financement dans le délai des plans d’affaire finalisés. Pour ce faire, MPE-Bara ni Soro a pensé au renforcement de la collaboration avec son principal partenaire impliqué dans l’insertion des jeunes (APEJ) à travers le soutien du Comité Technique d’Orientation et de Contrôle (CTOC) en vue de la réalisation d’un montage financier. |