| L'événement était donc présidé par le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle qui avait à ses côtés trois autres membres du gouvernement ainsi que le représentant du Grand Duché de Luxembourg, Jacques Flies. "Monsieur le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, au nom du directeur régional de l'OIT en Afrique de l'Ouest, je vous remets officiellement ces documents relatifs au démarrage officiel des activités du projet ISFP/Mali. J'espère que dans une année, nous serons encore là pour évaluer les premiers pas du nouveau bébé." C'est sur ces mots d'espoir que le directeur adjoint du Bureau sous régional de l'Organisation internationale du travail (OIT), notre compatriote Dramane Haïdara, a officiellement remis au ministre Ibrahima N'Diaye, hier à l'Hôtel Salam, les documents consacrant le lancement des activités du projet d'Insertion des sortants des formations professionnelles (ISFP/Mali). L'événement était donc présidé par le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle qui avait à ses côtés trois autres membres du gouvernement ainsi que le représentant du Grand Duché de Luxembourg, Jacques Flies. Le projet ISFP/Mali s'inscrit dans le cadre du programme d'appui à l'insertion des jeunes du Bureau international du travail. Il est financé par le Grand Duché de Luxembourg pour un peu plus d'un million d'euros, environ 766 millions de Fcfa pour 5 années d'activités. Il fait suite au projet Haute intensité de main d'oeuvre (HIMO) financé déjà par le Grand Duché. A travers ces différentes opérations, le Luxembourg entend contribuer à la lutte contre la pauvreté par la consolidation des mécanismes d'insertion des jeunes et du système de formation professionnelle favorisant l'émergence d'entreprises rurales, et urbaines créatrices d'emplois décents et génératrices de revenus, notamment pour les groupes vulnérables (les jeunes et les femmes). Le partenaire est également soucieux de développer un cadre de concertation et d'action entre les divers acteurs impliqués dans des programmes d'insertion des jeunes et de consolider le réseau GERME, en terme de capacités à fournir une offre de formation de qualité et pérenne. Il s'adresse aux jeunes inscrits à l'Agence de la promotion de l'emploi des jeunes (Apej) et ceux appuyés par les directions nationales de la jeunesse et des sports, de la promotion de la femme et de l'artisanat. Sont concernés aussi les sortants des établissements de formation. Le projet accompagne les bénéficiaires pendant tout le processus d'insertion en s'appuyant sur le principe de traçabilité qui permettra de savoir d'où vient le jeune entrepreneur potentiel, par quelles étapes il est passé et quels appuis il a reçus. Pour justement mener à bien les appuis proposés, le BIT dispose d'outils spécifiques, notamment le programme GERME, qui est composé du concept Trie (trouvez votre idée d'entreprise), Cree (créez votre entreprise). La coordinatrice du projet, Mme Traoré Niamoye Baby, a expliqué que le choix des jeunes et des femmes comme « cible » découle de la vulnérabilité de ces deux couches sociales dans notre pays. Les jeunes sont pour la plupart à la recherche de leur première embauche. Ceux de 15 à 25 ans représentent 18% de la population mondiale, soit environ 1 milliard d'individus. 85% de cette population vivent dans les pays les moins avancés. Cette situation interpelle les décideurs du monde entier et constitue un sérieux sujet de préoccupation pour l'avenir de la planète. Pour le représentant du BRS/OIT, Dramane Haïdara, les causes du chômage croissant des jeunes découlent de l'écart entre le faible niveau de développement économique et social de nos pays, de la récurrente question de l'adéquation entre la formation et l'emploi. L’OIT s'emploie par conséquent à accompagner les initiatives aidant les jeunes à s'insérer dans le circuit de production. Le ministre Ibrahima N'Diaye a salué un projet qui vient prolonger les efforts en cours en faveur de l'insertion des jeunes et de la formation professionnelle. Pour conforter le rôle de la formation professionnelle dans la quête de solution au problème d'emploi, son département, a-t-il annoncé, a entrepris d'élaborer un Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l'emploi (PREODEFPE). Jacques Flies a, pour sa part, assuré les autorités maliennes de l'accompagnement de son pays pour éradiquer la pauvreté. La cérémonie a été animée par le chanteur Nampé Sadio dont les belles mélodies ont enchanté l’assistance. |