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L’APEJ en passe de réussir son pari L’approche Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) est une alternative à l’approche Haute Intensité en Equipements (HIEC). Elle combine valorisation de matériaux locaux, gains d’économie locale, d’emplois, de devises, de formation et très souvent de qualité. En partenariat avec le Projet BIT/PEJHIMO, l’APEJ après une importante phase expérimentale dans le District de Bamako et la région de Ségou, puis une phase sensibilisation dans l’ensemble des régions compte utiliser sa portion de la manne de la privatisation de la Sotelma à l’intensification de l’HIMO dans toutes les régions à travers les aménagements hydro agricoles et les activités de pavage.
Suite à la privatisation partielle de la Sotelma, le Gouvernement a affecté à l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes, un montant de 1,5 milliard de nos francs lors du lancement des activités du projet d’appui aux sources de croissance. Développer les emplois ruraux et accroitre l’économie locale Cette enveloppe de 1 milliard et demie sera entièrement consacrée au financement des projets d’aménagements et de pavage en chantier-écoles puis de formation au Permis de Conduire de l’Entreprise (PCE), tel que l’a annoncé vendredi dernier, lors d’un point de presse, la Direction Générale de la structure sous l’œil attentif du Cadre de Concertation pour le Développement de la technique HIMO au Mali. Selon le Chef de Département Emploi Investissement, Djibril SEMEGA, les activités retenues se résument à la réalisation des chantiers école HIMO de pavage dans les communes urbaines des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et Kidal, celle des chantiers école HIMO d’aménagements hydro agricoles dans les communes rurales des Régions de Gao et Tombouctou et l’extension du périmètre rizicole de Siengo à l’Office du Niger (Ségou) où l’APEJ dispose d’un potentiel de 2 000 ha dont moins de 400 ha aménagés pour près de 200 jeunes agroentrepreneurs installés. Ces activités rentrent dans le cadre des objectifs de la composante III du Programme Emploi Jeune exécuté par l’APEJ et qui comporte en outre le renforcement de l’employabilité, le développement de l’esprit d’entreprise et l’accès au financement. A la question de savoir pourquoi le District de Bamako n’est pas concerné par ce programme spécial, M. SEMEGA a indiqué que la mission de l’APEJ n’est ni de réaliser des aménagements, ni des activités de pavage ou des pistes rurales et des reforestations, mais seulement de développer une approche de formation pour l’emploi afin que les collectivités locales et les entreprises s’en inspirent. D’où la notion de chantier écoles HIMO. Or en termes de visibilité des réalisations HIMO, Bamako a déjà bénéficié de quelques projets : les chantiers école de pavage et dallage du Badialan, les phases 1 et 2 de l’aménagement du marché du Dibida et la rue pavée de la cité des logements sociaux de Ntabacoro qui relève de la commune de Kalabancoro. Il faut ajouter l’important chantier d’aménagements et d’assainissement en cours au parc botanique de Koulouba en partenariat avec la Fondation Karim Aga Khan IV. Un cadre de concertation élargi Le CCDT HIMO est un cadre mis en place par l’APEJ et ses partenaires en 2008 pour faire la promotion de l’HIMO au Mali. Il a pour objectifs entre autres de faire le plaidoyer de la technique HIMO et réfléchir aux stratégies pour mieux impliquer les collectivités locales dans les chantiers écoles. Il comprend en outre les représentants des commissions Infrastructure et Emploi de l’Assemblée Nationale, l’AMM, le HCC, la DNCT, le CESC, le BIT PEJHIMO, l’ANICT, le Centre de Formation Professionnelle de Missabougou, le MCA Mali, l’AGETIPE, la DRGR, la DNR et la Direction Nationale de l’Agriculture. Toutes ces institutions, structures et services techniques sont à même de vulgariser et de promouvoir la technique HIMO en conseillant les organes municipaux. Pour une mise en œuvre transparente, efficiente et participative des activités, les formulaires de candidature et des critères de sélection des projets de pavage et d’aménagement ont été diffusés auprès de l’ensemble des collectivités en fonction des spécificités. Toujours est-il que dans la répartition du montant à investir, il a été décidé d’affecter 150 millions de FCFA par région. Pour le choix des projets des communes urbaines, il découle essentiellement du fait que le pavage s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante urbaine des activités HIMO de l’APEJ dénommée le Programme d’Initiative Locale pour l’Emploi (PILE) mais aussi du fait que les projets a réaliser doivent être visibles pour atteindre les objectifs de promotion et de vulgarisation. Dans ce cas, la disponibilité de la matière première (roche) est essentielle. Des différentes analyses, il a été retenu le principe d’admettre seulement le financement des pistes communales sur la base d’éléments précis : le coût, la distance, l’applicabilité de la méthode, les dimensions techniques, l’utilité. Le choix des communes rurales pour les aménagements hydro agricoles découle également du fait que ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante rurale des activités HIMO de l’APEJ. Par ailleurs, pour un meilleur suivi des délais d’exécution des activités, trois chronogrammes ont été élaborés un chronogramme pour le pavage, un chronogramme pour les aménagements hydro agricoles et un chronogramme pour l’extension du périmètre rizicole de Siengo. Suite à l’appel à manifestation d’intérêts 28 dossiers ont été reçus pour le pavage dont 5 de la région de Kayes, 2 de Koulikoro, 15 de Sikasso, 5 de Mopti et 1 de Kidal. Pour le volet du pavage, 12 dossiers de candidature ont été réceptionnés des régions de Tombouctou et de Gao. A l’issue du dépouillement des 22 et 23 mars 2010 à Gao les communes de Ntilit, Gounzourèye, Ansongo ont été retenues. Dans la région de Tombouctou la commune de Banikane a été retenue pour son projet d’aménagement. Pour le pavage, les communes suivantes ont été retenues : Nioro du Sahel, Somankidy, Kayes, Kati, Sikasso, Bandiagara, Mopti, Douentza et Kidal. Des visites techniques seront effectuées sur les sites avant la phase des études, de la réalisation, de la réception et de la restitution aux collectivités, a indiqué M. Amadou SAWADOGO, 3ème Vice Président du Haut Conseil des Collectivités, membre du CCDT HIMO. De nombreuses entreprises nationales et services techniques de l’Etat participeront à la réalisation des différents projets qui auront des impacts importants en terme de jeunes formés, renforcés et équipées, de compétences et d’emplois créées, de collectivités dotées d’infrastructures économiques, de revenus distribués, etc. IL est évident qu’à ce rythme, les collectivités locales du Mali auront compris et intégré la pédagogique de l’approche HIMO. |